mardi 3 juillet 2012

"Confession d'une radine" de Catherine Cusset


Livre en cours...
Editions Folio
145 pages


Je suis radine mais j'aimerais ne pas l'être. La première victime de ma radinerie, c'est moi. En effet je crois que vivre c'est dépenser, jouir, donner sans compter. Surtout, ne pas compter. Je peux me mettre en colère contre moi. Je peux réagir contre. Il n'en reste pas moins : mon premier instinct, c'est d'être radine. Je finirai comme grand-maman : invitant les autres, payant avec mon fric laborieusement économisé. Je serai la femme-qui-paie-plus-vite-que-son-ombre, mais je resterai la radine : celle qui calcule. Parfois je me demande si c'est par radinerie aussi que j'écris. Pour que rien ne se perde. Pour recycler, rentabiliser tout ce qui m'arrive. Pour amasser mon passé, le constituer en réserve sonnante et trébuchante. Pour y entrer comme dans une salle au trésor et contempler mes pièces d'or. Pour investir et faire fructifier mon capital de sensations et de douleurs.

Note de Sybelline
 
7 / 10


Définition
Radin(e) : avare, intéressé, ladre, mesquin, pingre, chiche, parcimonieux regardant.

Pourquoi j'ai lu ce livre ?
Il me semble que c'est Mylou qui m'en a parlé en 1er, puis le titre m'a plu, je voulais savoir ce qu'il y avait dedans :)  La couverture du livre ne m'a pas attirée > la femme qui est dessus est terne, elle ne donne pas envie d'aller vers elle... Elle n'aspire pas la sympathie... Cela illustre bien la radinierie !

En fait, au départ j'ai eu du mal à entrer dans ce petit livre puis je ne voulais plus en sortir mais j'arrivais déjà à la fin...

... de la honte !
Contente de ne plus avoir à cacher la couverture, j'ai eu honte du titre du livre.
Certes, c'est idiot ! En fait je n'aime pas être associée à "la radinerie"..

Du livre ressort bien cette honte d'être radine. Pour ma part, je suis regardante sur comment je dépense mon argent mais de là à me qualifier de radine non ! Quoique un peu... Mais qui ne l'est pas un peu-moyennement-beaucoup ?!? Selon l'éducation et le vécu que l'on a.

La radine du livre n'est pas si détestable, quoique elle utilise des moyens contestables (le vol, le mensonge...)

Cela me parle car..
Ah, cette folie de l'achat-placement !!!
Ah là je reconnais malheureusement MON PERE !
Sur plein de points et à plusieurs reprises j'ai reconnu pleins de choses liées à sa relation avec l'argent...
De là à dire qu'il est radin... Ne serais ce pas plutôt la peur de manquer, le besoin d'acquérir des choses à un prix moindre, de faire des bonnes affaires, le plaisir de posséder, de dépenser moins pour épargner plus et investir ? Quoique lorsqu'il prête "cela s'appelle revient", il calcule tout, il ne sais pas donner sans compter... Et cela pas qu'au niveau financier, au niveau 'du service' aussi. La peur de la perte ?!? Un besoin de 'donnant, donnant' ?

Je pense que les fourmis sont surtout parmi la génération d'avant 1970,
nous on est nés en plein dans la société de consommation, on est plutôt cigales.

On n'est pas heureux quand on est trop pres de ses sous !
Certes, mais il faut bien aussi ne pas dépenser à tout va > avoir des sous c'est utile.
> "Car la Cigale se trouve alors bien dépourvu lorsque l'hiver..." (LaFontaine)
Il faut un coté Fourmi mais pas trop !
Où commence et fini la radinerie ?
Là est la question...


Avis de nos blogs partenaires :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire