lundi 22 juin 2015

St Maur en poche - Auteurs et Séries Tv

Samedi 20 juin 2015 à 14h30 sur la scène des débloggueurs 
Salon St Maur en Poche 2015

Thème : "Fans de séries ?"

Laurent Scalese (non sur la photo), Olivier Norek et René Manzor

Interviewés par yvan du Blog EmotionS

Sous la tenture, il a fait chaud ! On a attendu Laurent Scalèse qui a eu un contretemps, il est donc venu rejoindre  les auteurs par la suite. Assise au 1er rang, j'ai dégainé mon stylo et sorti le bloc notes, je vais donc pour raconter un peu ce qui s'est dit et croyez moi c'est très riche et très intéressant, merci aux auteurs et à Yvan.


René Manzor aborde le marketing, la relation clients/marchands et la différence avec le marché outre-atlantique : en France, lors d'une adaptation, le diffuseur à tout pouvoir, ainsi que le producteur, l'auteur est beaucoup moins pris en compte qu'aux US.

Le lecteur fabrique ses images, il participe au récit. Il est donc difficile d'adapter un roman en images.

René manzor souligne le rôle important des téléspectateurs :
Il faut des choses faciles à la tv pour que cela plaise à un maximum de personnes, cela devient un produit généraliste. Il y a un manque d'originalité dans le produit fini car il ne faut pas heurter le téléspectateur.
C'est aux gens de ne pas regarder ces programmes pour que les programmes changent, ils ont le pourvoir sur la diffusion.

Son actu :
"Celui dont le nom n'est plus" va être adapté en mini-série, une co-production avec l'Angleterre, il y aura plusieurs saisons. Pas de film car cela réduirait l'intrigue du livre. La série va permettre un approfondissement, une exploration plus profonde des personnages. Ce sera une collaboration créative avec un autre auteur,  pour amener des idées neuves et un partage, pour aller plus loin en restant fidèle à l'esprit du livre.

Olivier Norek nous dit qu'un écrivain est créateur d'images, créateur de l'ambiance du récit et qu'il est donc moins maitre à bord sur un scénario. Un lecteur peut tout lire alors que la mise images ne permet pas tout. Il y a des limites, on ne peut pas se permettre autant de choses que dans un roman, il y a des contraintes de budget et des limites à ne pas franchir (trop de violence, la drogue, la cigarette, le sexe...)

Exemple : il a proposé un pilote où il y avait une course-poursuite et on lui a dit qu'il allait manger en 1 épisode tout le budget de la série... Il n'y a pas ce souci dans un roman, il n'y a pas de limites.

D'où le souci d'adaptation de ses 2 romans "Code 93" et "Territoires" car ils sont très denses et il y a beaucoup de violence dans les images et les dialogues.

Son actu :
Olivier Norek va travailler avec l'équipe qui a réalisé "La famille Bélier", le tournage est prévu en juin 2016, ce sera l'histoire d'un enlèvement d'enfant...

Laurent Scalèse nous dit qu'un roman nécessite plu d'éffort de langue, une richesse dans l'écriture, un scénario est écrit pour l'image. L'auteur est plus épanoui dans l'écriture d'un roman car il a plus de liberté et n'a pas les diffuseurs et producteurs.
Il y a un manque de nuances, d'audace en France. Les personnages sont trop lisses.
Aux usa, ils transgressent bien plus les règles.

Voilà en gros ce qui s'est dit sur les séries et aussi sur le cinéma.

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