samedi 12 septembre 2015

In my Mailbox (2015-23)

 
In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, et repris par Lilie qui a fermé son blog, c'est donc de nouveau repris par le blog "Lire et mourir" tous les dimanches , chez qui sont regroupés tous les participants. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.


Petit tour à la braderie du Mans
12-09-2015



Mon père est une femme de ménage de Saphia Azzedine

"Mon père a refermé la bouche en mâchant dans le vide, il s'est redressé et a regardé sa montre.
On était vendredi, je n'avais pas école le lendemain. Donc je pouvais l'aider. Embarrassé à l'idée de m'imposer sa vie, il trouve toujours un moyen d'alléger le truc. Là, il a dit : ? Bon alors mon Polo, tu viendé ou pas ce soir ? Une petite faute de français rigolote pour soulager tout ça, un peu d'humour pour camoufler le désastre de la soirée. Une soirée qui s'avère être sa vie en fait. J'ai souri, ça détend mon père, et j'ai répondu comme à chaque fois : ? Je viendé, je viendé...
Je l'aime mon père, mais j'ai du mal à l'admirer. Souvent, quand je le regarde, il est à quatre pattes, alors forcément ça manque un peu de hauteur tout ça... "

Ce crétin de prince charmant d'Agathe Hochberg

"une chose est sûre : le chevalier servant n'existe pas! Beau parleur, mesquin, égoïste, obsédé, irresponsable, voire désespérément immature, le mâle du XXIème siècle pencherais plutôt du côté "odieux crapaud", avec tout ce qu'il faut de ridicule et de veulerie affichée. Et ce n'est ni Ariane, jeune Parisienne branchée, mariée "par intérim" à un jeune loup de la finance aussi agaçant qu'absent, ni Justine, charmante célibataire juive new-yorkaise adepte des cuites au saké et nevrosée de première, qui vous diront le contraire. La preuve, les innombrables et irrésistibles mails que nos deux trentenaires délaissées - et déchaînée - ont décidé de s'envoyer le temps d'un jeu de massacre trans-atlantique à la fois acerbe et drolatique."
 Un état d'esprit de Patrick Besson

"Argumentaire auteur : Grand Prix du roman de l'Académie française pour Dara, Prix Renaudot pour Les Braban, Patrick Besson, dont le « du même auteur » comporte pas moins de quarante-cinq titres, a succédé à l'automne 2001 à André Brincourt au « feuilleton » littéraire du Figaro. Argumentaire livre : Si les mauvais sentiments font la bonne littérature, nous voici servis avec ces confessions d'un enfant de la fin du XXe siècle, celles d'un très mauvais garçon de très grand talent dont la vie est une déambulation rêvassante passée à lire, marcher, baiser, boire, bouffer, et écrire des textes comme on fabrique de la fausse monnaie. Un de ces écrivains que le génie français a appris à qualifier tout à la fois de moralistes, parce qu'ils parlent des moeurs, et de libertins, parce qu'ils les ont mauvaises. Au-delà, un janséniste athée qui porte sur les autres et lui-même ce jugement terrible et définitif : « Les humains se décomposent de leur vivant. Je choisis d'être inhumain. »"
 La petite fille de Monisuer Linh de Philippe Claudel

"C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette."

Rebecca de Daphné du Maurier

"Sur Manderley, superbe demeure de l'ouest de l'Angleterre, aux atours victoriens, planent l'angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l'ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman - popularisé par le film d'Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine - dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d'une étrange rivalité entre une vivante - la nouvelle madame de Winter - et le fantôme d'une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude. Du grand art que l'écriture de Daphné du Maurier, qui signe là un véritable chef-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle, mi-roman policier, mi-drame psychologique familial bourgeois."
 RESET de Géraldine Jaujou

"Action de relancer un ordinateur après un problème de fonctionnement.

« Je suis le troisième d’une famille de quatre enfants. Je suis le seul garçon. Mes sœurs m’appellent Bob, mais mon nom complet est Jean-Robert. C’est un peu pompeux, mais on s’y habitue. Quand on est enfant, on trouve aussi bien de s’appeler Bob que Jean-Robert. »
L’histoire de Jean-Robert n’a rien d’édifiant : fils de concierge, frère de trois sœurs aux noms composés, un emploi stable, une vie bien tranquille. Une existence semblable à tant d’autres, sans bruit, sans mystères, peut-être même sans but.

Sauf qu’un beau matin, tout bascule. La trajectoire banale de Jean-Robert devient alors conte moderne... car chaque jour compte lorsqu'un Reboot est nécessaire."

W3 Tome 1 - Le sourire des pendus de Jérôme Camut et Nathalie Hug

"Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute…

Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes.
Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire.

Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueurs isolés ?

Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié.
Ils auront bientôt une voix : W3."

 Et vous ?

2 commentaires: