mercredi 1 juin 2016

Lecture commune du mois de juin 2016



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2 livres ce mois-ci !

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l'horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n'aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n'a qu'une arme : sa plume. L'horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre dans ce témoignage poignant.

LES AVIS


  • Sally rose
J'ai terminé Vous n'aurez pas ma haine.
Quel texte ! Beaucoup d'émotions à cette lecture, beaucoup d'admiration pour cet homme qui refuse de vivre un chagrin revendicateur.
Voici ma chronique :
Je suis Parisienne. J'habite à 500 mètres du Bataclan, me dit Google maps.

Ce soir là, j'étais à plusieurs centaines de kilomètres, à un autre concert. En sortant, plein de messages : « Tout va bien ? Tu es en sécurité ? ». L'horreur découverte par bribes.
La mort m'a épargnée comme ceux que j'aime, comme tous mes proches.
Antoine Leiris et son fils n'ont pas eu cette chance.
En lisant son récit, mon coeur battait à tout rompre, comme ce soir là, comme les jours qui ont suivi.
Je suis admirative de la force de cet homme qui ne cherche pas de bouc émissaire à son chagrin, à sa douleur. Je salue sa générosité à avoir apporté son soutien à ceux qui ne savaient quoi lui dire, à avoir trouvé les mots pour décrire l'indicible.
Il s'est aidé à écrire mais aussi il a aidé tant d'autres, victimes proches ou lointaines, Parisiens, Français, Citoyens du monde bouleversés par le désastre de ce délire fanatique.
Merci Antoine Leiris, que la vie vous apporte son lot de joies et de bonheur mais aussi ses petits soucis et autres contrariétés qui sont les nervures rassurantes d'une vie ordinaire.
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Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr. Bojangles" de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

 LES AVIS

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